INDICATION ET EFFICACITÉ

Le champ d’action se situe au niveau des troubles fonctionnels de l’individu

L'ostéopathie traite les restrictions de mobilité des structures entre elles afin de rétablir un bon fonctionnement de l'ensemble. Par contre, l’intégralité de la structure du corps humain doit être conservée.

L'ostéopathe connaît ses limites et ne prétend pas tout soigner. Il ne propose pas de guérir les maladies dégénératives (le cancer, le sida, la sclérose en plaques…), les maladies génétiques (mucoviscidose, myopathie…), les maladies infectieuses (la tuberculose, le tétanos…), les fractures. C'est dans cette optique que l'enseignement de l'ostéopathie est dispensé aux futurs ostéopathes.

L’ostéopathe membre du ROQ possède toutes les connaissances requises lui permettant d’établir ses limites de traitement et de référer au besoin à un autre professionnel de la santé.  Il possède également les techniques appropriées afin d’intervenir sans danger pour soulager un patient de façon sécuritaire

Sur le site Ostéos de France ; www.osteos.net  dans la rubrique du groupe de travail sur l’ostéopathie et la chiropractie du 4 novembre 2003, on y trouve une liste de recommandations concernant certains risques reliés à la manipulation vertébrale. 

L’ostéopathie, une thérapeutique efficace et complémentaire 

Extraits du  rapport présenté à la Commission Clair  ou Commission d’ Études sur les services de santé et les services sociaux  du Québec 2000 : 

«  L’ostéopathie une solution rentable pour la santé des québécois : »

  • Tous nos clients sans exception jugent cette thérapeutique efficace dont 65% l’estiment très efficace et 35%, assez efficace.

  • Le taux de satisfaction de la clientèle en ostéopathie est de  86%.

  • Les traitements d’ostéopathie contribuent à diminuer la consommation de médicaments, à remettre sur le marché du travail des personnes en incapacité fonctionnelle, à réduire le nombre de traitements…

  • L’efficacité, la fréquence et la durée des traitements contribuent à en diminuer les coûts.

Au Québec, la population supporte l’ostéopathie. Ils sont nombreux à consulter un ostéopathe. Il n’est pas rare que les délais d’attente pour consulter un ostéopathe soient souvent de plus de trois mois.

Malgré que l’ostéopathie ne fasse pas partie intégrante du système de santé, une partie importante de la clientèle (environ 35%) provient de professionnels de la santé qui n’hésitent pas à référer leur patient après avoir tenté la médication, la chirurgie, la clinique de la douleur et bien d’autres modalités…  En France, une étude datant de 1986 avec un échantillonnage de 1000 personnes évaluait à 20% la clientèle provenant d’une référence d’un autre professionnel.

La demande croissante pour des traitements d’ostéopathie

L’intérêt pour l’ostéopathie ne cesse de croître. Elle jouit depuis plusieurs années d’une bonne réputation auprès du public (La Presse, 20 sept. 1992) et s’avère efficace dans le traitement de plusieurs conditions.  Dans un rapport sur la santé des québécois en 1998, Santé Québec estime  qu’il y a eu une augmentation de 679% des consultations  entre les années 1987 et 1993.

Une  Enquête  de Santé Québec de 1998[1] permet d’estimer que plus de la moitié de toutes les journées d’incapacité concernent des personnes subissant une limitation d’activité à long terme ( 55%. )  Cette même enquête affirme que les problèmes ostéo-articulaires à eux seuls limitent 26.8% de la population québécoise dans leurs  activités.

Une plus grande accessibilité de l’ostéopathie dans ce type de problèmes serait donc un atout appréciable.

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[1] Santé Québec, Rapport sur la santé des Québécois, 1998, p. 11.