Ostéopathie
Les principes fondamentaux de l'Ostéopathie
1 - Unité de fonction du corps humain
L'être humain est un tout. Il forme une unité complète biologique, émotionnelle, spirituelle. Le corps humain fonctionne bien totalement, ou fonctionne mal totalement. Toute perturbation se produisant dans une région déterminée du corps pourra se manifester dans n'importe quelle autre région du corps. Tout traumatisme dans une quelconque région du corps (pied, lombaire, thorax, cervical, tête, etc) aura une répercussion sur la totalité de l’organisme.
2 - Auto-défense, auto-régulation et auto-guérison
Le corps possède par lui-même les moyens de surmonter la maladie tant que la relation « structure-fonction » est respectée. L’organisme possède ses propres modèles de défense et ses propres systèmes d'alarme. C'est l'immunité relative inhérente à la machine humaine qui a la capacité d'élaborer les substances nécessaires au maintien de la santé et à la neutralisation de la maladie.
3 - Interdépendance structure-fonction et fonction-structure
La fonction dépend de la structure. Toute perturbation d'une articulation, par exemple, se répercutera sur son fonctionnement : limitations du mouvement, douleurs, etc. La structure dépend de la fonction : par exemple, toute immobilisation prolongée d'une articulation va « enraidir » l'articulation et les tissus péri-articulaires.
4- Le mécanisme respiratoire primaire (MRP)
Le MRP est une notion fondamentale en ostéopathie. Il s’agit d’un rythme biologique, un mouvement d’expansion et de rétraction, de l’ordre de dix (10) à quatorze (14) contractions rythmiques par minute. Il est généré au niveau crânien, est autonome et indépendant de la respiration thoracique. Le MRP est perceptible dans tout le corps car l’ensemble des fascias est la continuité des méninges crâniennes. Il est de faible amplitude (12-25 microns) et peut être enregistré par une main ayant éduqué sa sensibilité proprioceptive. Lors d’un traitement, l’expression du MRP reflète l‘état de la vitalité du patient.
Au Québec
En 1960, le Zellers Osteopathic Center est créé à Montréal dans le but d’y implanter la pratique de l’ostéopathie américaine. Quelques ostéopathes de formation américaine y ont exercé leur profession mais en fait, très peu ont répondu à l’appel.
Il a fallu attendre 1981 pour que, sous l’impulsion de Monsieur Philippe Druelle, ostéopathe français, le premier collège québécois voit le jour, à Montréal: le Collège d’Études Ostéopathiques (CEO). Depuis, ce collège a ouvert une école à Toronto, une en Allemagne et offre une formation dans la ville de Québec.
En 1984, le Registre des Ostéopathes du Québec est fondé.
C’est donc depuis les premiers diplômés de 1986 que des ostéopathes québécois existent et pratiquent au Québec. Le ROQ dénombre plus de 375 membres issus de ces deux collèges.
Un deuxième collège, aussi d’influence européenne s’ouvre en 1990: le Centre Ostéopathique du Québec (COQ).
Au Canada
Les lois qui régissent les pratiques professionnelles au Canada sont de compétence uniquement provinciale. Par contre, la médecine ostéopathique a une juridiction dans au moins cinq (5) provinces canadiennes. Au Nouveau-Brunswick, en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario1 les ostéopathes de formation américaine peuvent demander une accréditation, soit du Collège des Médecins ou de l’Association médicale de la province et obtenir ainsi une entière pratique de la médecine. Leur pratique est donc associée à l’acte médical. Seule la Saskatchewan possède un acte ostéopathique distinct, mais seulement les ostéopathes formés aux États-Unis et les médecins canadiens y sont éligibles. L’Association Canadienne de l’Ostéopathie (OCA) comptait 19 membres en 2000.
1- Lois de l’Ontario, de la Saskatchewan, de l’Alberta, de la Colombie-Britanique et du Nouveau-Brunswick
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